[ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE] BIENTÔT DES SITES PILOTES EN HAUTS-DE-FRANCE

Publie le 10 juillet 2026

L’engagement de l’URH Hauts-de-France, aux côtés des organismes de logements sociaux, sur les enjeux climatiques n’est pas nouveau.

En effet, dès 2023, l’URH s’est attelé, avec les organismes, à l’élaboration de trajectoires de décarbonation objectivées, partagées, territorialisées à l’échelle régionale et adaptées aux spécificités du parc social des Hauts-de-France.

Aujourd’hui, la seule dynamique « énergie-carbone » ne paraît plus suffisante pour garantir la résilience des près de 600 000 logements sociaux que compte la région. Les effets du changement climatique affectent significativement le territoire des Hauts-de-France, le parc social et ses près de 1,4 millions de locataires : vagues de chaleur de plus en plus courantes, extrêmes et amplifiées dans les villes par les effets d’îlots de chaleur urbain ; sinistralité des logements du fait du retrait et gonflement des sols argileux (RGA) ; inondations ; tensions sur les ressources essentielles (eau, énergie, matériaux…) et les infrastructures courantes etc.

Il ne s’agit plus seulement d’atténuer la contribution du parc social au changement climatique mais aussi, et concomitamment, de l’adapter aux effets de ce dernier pour en minimiser les conséquences négatives et en saisir les opportunités.

Ainsi, en 2025, l’URH lance une nouvelle étude, accompagnée par les cabinets SETEC et le CSTB, pour objectiver la vulnérabilité du parc social à 3 aléas : vagues de chaleurs, RGA et inondations sous leurs différentes formes.

En synthèse :
Le parc social des Hauts-de-France c’est à l’horizon de 2100 :
Une vulnérabilité significative aux fortes chaleurs renforcée par les îlots de chaleur urbain ;
– 15% du parc fortement ou très fortement vulnérable au RGA ;
– 33% du parc fortement ou très fortement vulnérable aux inondations par ruissellement, 40% à au moins un type d’inondations ;
– Une vulnérabilité non négligeable aujourd’hui et croissante en 2030, 2050 puis 2100.

Retrouvez ici le lien de notre livret sur l’adaptation du parc au changement climatique : https://www.unionhabitat-hautsdefrance.org/wp-content/uploads/2025/12/LIVRET-ACC-Format-planches.pdf

Mais comment traduire opérationnellement ce diagnostic ? Quelles stratégies et actions mettre en œuvre ?

C’est tout l’enjeu de la nouvelle démarche portée par l’URH désireuse de poursuivre les travaux engagés de façon à accompagner plus opérationnellement les organismes face aux risques climatiques : une étude sur l’opérationnalisation de stratégies d’adaptation du parc social des Hauts-de-France aux risques climatiques à travers des sites d’expérimentation.

Concrètement, cette nouvelle étude, confiée à SETEC et au CSTB reposant sur le choix de quelques sites pilotes, devra permettre d’objectiver financièrement et techniquement les différents scénarios d’interventions envisageables.

Pour accompagner, accélérer et renforcer le passage à l’action, les piliers de cette étude sont :

L’OPÉRATIONNALITÉ & LE PRAGMATISME : en expérimentant en situations réelles sur site, en testant des solutions concrètes, en objectivant les conditions, freins et leviers de leur mise en œuvre et réplicabilité, en identifiant les possibles synergies collectives ;
LA RÉPLICABILITÉ: en capitalisant les retours d’expérience à l’échelle régionale, en établissant des référentiels appropriables et adaptables pour permettre le passage à l’échelle ;
LE CARACTÈRE INTÉGRÉ : en pensant et en identifiant les articulations, convergences stratégiques, co-investissements et co-bénéfices avec la trajectoire régionale de décarbonation et les autres démarches portées par l’URH, notamment l’étude sur le potentiel de déconnexion et la gestion intégrée des eaux pluviales ainsi que les dynamiques autour des filières biosourcés ou du hors site.

L’enjeu derrière tout cela ? Bâtir collectivement la résilience climatique du parc social, avec son volet énergie-carbone et son volet adaptation et ce toujours au bénéfice des territoires et des locataires du parc.

Les résultats de cette nouvelle étude sont attendus pour le premier semestre 2027.

Contact : Amandine LE MOULLEC, Chargée de mission patrimoine, résilience et transitions – a.lemoullec@union-habitat.org