[Habitat inclusif ] L’U.R.H Hauts-de-France porte la parole du mouvement Hlm

Ce jeudi 1e avril, l’UDES (Union des Employeurs de l’Economie Sociale et Solidaire) en partenariat avec la Mgen Solutions a organisé une web-conférence sur le thème de l’Habitat Inclusif.

« L’habitat inclusif : enjeux et perspectives d’un modèle d’avenir »

Afin de nourrir les échanges, l’UDES avait convié l’ensemble des acteurs engagés dans le développement de l’habitat inclusif.

C’est ainsi qu’au cours de la première partie de cette web-conférence Jacques WOLFROM, co-auteur du rapport national « Demain, je pourrai choisir d’habiter avec vous ! », Sylvie RUIN, Directrice régionale de l’URH Hauts-de-France, représentante pour cette occasion de l’U.S.H, Ahmed HEGAZY, Directeur de l’URIOPSS, Mathieu GAGNIER, chargé de mission à l’ARS, et Sylvianne DRIS, responsable de service en charge de l’habitat inclusif au Conseil Départemental du Nord, ont pu partager leur vision des conditions de mise en œuvre de ce nouveau mode d’habiter.

Leurs interventions respectives ont conforté les enjeux identifiés par le mouvement Hlm à savoir :

  • La nécessité de renforcer la coordination entre tous les acteurs impliqués autour de l’habitat inclusif sur les territoires : ceux en charge du projet immobilier et du projet social , les acteurs institutionnels et associatifs, les élus et acteurs de la vie locale et surtout les bénéficiaires qui doivent rester au coeur de la construction de leur projet de vie. En cela, le rôle déterminant de la Conférence départementale des financeurs a été souligné.
  • Garantir un cadre financier et de montage d’opérations sécurisé pour les acteurs afin de permettre un déploiement durable de ces formules d’habitat.
  • La maîtrise de la quittance des locataires est également un enjeu important pour les locataires les plus précaires : il s’agit de pouvoir limiter les taux d’effort en faisant évoluer le cadre des charges refacturables (décret charges) et en définissant de nouvelles conditions de financement des parties collectives ou autres équipements d’adaptation du logement (lit mural pour les aidants par exemple).
  • L’objectif de simplification, enfin, a été partagé : des appels à projets communs, le droit à l’expérimentation à l’occasion de cette phase « starter » en vue de soutenir le déploiement rapide des projets.

Partant de ces constats partagés, l’URH a témoigné de la forte mobilisation des bailleurs sociaux de la région Hauts-de-France dans la recherche de solutions innovantes pour accompagner le vieillissement de leurs locataires et des demandeurs de logements. Plusieurs actions phares sont d’ores et déjà inscrites au programme d’actions régional :

  • L’animation, sous la présidence de Manuelle NOREVE, directrice Générale de NOREVIE, de la commission régionale « Habitat Inclusif » des bailleurs sociaux
  • La consolidation de plusieurs partenariats en région : CARSAT, URIOPSS, UNAFO, SOLIHA, ARS, Région, Départements,…
  • La capitalisation des initiatives en région et le partage d’expériences
  • L’appui au réseau des bailleurs pour la réponse aux appels à projets

L’URH a réaffirmé la volonté du mouvement hlm de se saisir de l’opportunité de cette phase « starter » proposée par le rapport Piveteau-Wolfrom et des nouveautés législatives (aides à la vie partagée) pour contribuer à une dynamique partenariale visant à créer en région une culture commune, à appréhender les contraintes de chacun pour mieux les dépasser et être collectivement force de propositions pour innover.

En conclusion, les partenaires, réunis à cette occasion, n’ont pas manqué de rappeler, chacun avec leurs mots, ce qui fait sens au travers de l’habitat inclusif : le bien vivre ensemble et le mieux vivre dans son logement, l’acceptation de la différence qui est une source d’enrichissement, le respect de chaque projet de vie, .

Vous retrouverez l’intégralité de la web-conférence sur la chaine Youtube de l’Udes et via ce lien :