[Solidarité] Forte mobilisation du mouvement Hlm régional en 2020 pour limiter les effets de la crise sur les attributions

Malgré un contexte sanitaire difficile, les organismes Hlm de la région se sont organisés pour ne pas freiner les attributions aux ménages en attente d’un logement.

Une année particulière, avec un relogement entravé par l’urgence sanitaire

Au cours des différents confinements, de nombreuses activités inhérentes à la mission des organismes Hlm de la région ont été suspendues, impactant la rotation dans le parc social. Ainsi, certains travaux devant être réalisés dans les logements, entre les ménages sortants et les ménages entrants ont pu prendre du retard, décalant quelques fois les emménagements. De plus, les interventions des services techniques des bailleurs et des entreprises de maintenances ont elle-même limité en raison de la crise sanitaire. Cette conjonction de facteurs a de fait entraîné une diminution du nombre de logements sociaux disponibles, et donc une baisse des propositions faites aux demandeurs de logements sociaux.

Toutefois, les bailleurs de la région se sont adaptés à la situation en organisant des commissions d’attributions de façon dématérialisée, ou en optimisant la gestion des dossiers afin de rattraper le retard dès la sortie des 2 confinements. Ainsi, le nombre d’attributions de logements sociaux, bien qu’inférieur aux années précédentes, 45 860 attributions (-15.5% par rapport à 2019) n’a pas été drastiquement impacté sur l’ensemble de l’année 2020.

L’activité d’attribution des bailleurs sociaux s’est extrêmement ralentie : en avril 2020, moins de 300 logements ont été attribués au lieu de près de 5 000 en avril 2019.

Cependant, il apparaît clairement qu’une fois le confinement passé, la reprise des attributions a été rapide, revenant en juin à des valeurs globalement équivalentes à celles connues avant la crise sanitaire. (+20% d’attributions dans l’Oise sur cette période par rapport à l’an passé). L’effet global à l’échelle régionale sur cette période (+2%) ne suffit cependant pas à combler l’écart avec les résultats avant les confinements.

Sur l’ensemble de l’année, le recul le plus important est localisé dans le Pas-de-Calais (-21%). L’Aisne et le Nord accusent une baisse moins importante (-13%).

La part des attributions liée à des mutations au sein du parc social représente en Hauts-de-France 34% des attributions totales pour l’année 2020.

Le délai moyen d’attribution est de 11 mois en 2020, soit 4 mois de moins que la moyenne nationale (15). Ce délai d’attribution est cependant variable en fonction du territoire et du type de logement attribué.

Des attributions majoritairement destinées à des ménages composés de peu de personnes : 1 personne (39%) ; 2 personnes (27%) ; 3 personnes (17%). Les logements attribués, quant à eux, sont majoritairement des T3, puis des T2.

Un effort important des bailleurs pour minimiser l’impact de la crise sur les publics fragiles

Malgré le contexte défavorable de diminution des attributions en 2020 (-15,5%), les attributions aux ménages prioritaires sont en retrait de seulement 7,5%. 20% des attributions totales régionales ont été consacrées à ces ménages prioritaires, soit 9 372 ménages, dont 93% au titre du PDALHPD (7% restants pour les ménages reconnus DALO).

Par ailleurs, 17% des attributions hors QPV ont bénéficié aux ménages les plus pauvres (premier quartile de ressources). Ce résultat est en progression depuis 2018 mais reste en-deça de l’objectif de 25% fixé par la loi. A noter que 4 Epci dépassent l’objectif de 25%.

Enfin, le bilan 2020 pour le relogement des sortants d’hébergements est très positif : le mouvement Hlm régional conserve sa seconde place au niveau national (derrière la Corse). Cet objectif est atteint en 2020 à 95% (moyenne nationale 81%).

L’ensemble de ces résultats obtenu dans un contexte particulièrement délicat démontre que les efforts des organismes pendant l’année 2020 ont permis de conserver une activité commerciale avec la volonté d’accompagner les ménages les plus fragiles. Si ces conditions inédites ont bouleversé les méthodes et la manière d’entreprendre les métiers des bailleurs, elles n’auront pas entravé la volonté des équipes de proposer à l’ensemble des demandeurs des logements de qualité à loyer modéré.

=> voir article « Logement d’abord »