[COVID 19] – Réseau national USH – 4 organismes de la région Hauts-de-France témoignent de leurs bonnes pratiques de gestion de l’activité patrimoniale et humaine pendant et après la crise sanitaire

Ce 22 juin dernier s’est tenu un Réseau Prescriptions Techniques (RPT) organisé par l’USH. Premier RPT à s’organiser depuis le début de la crise sanitaire, il a été l’occasion de partager les différentes stratégies patrimoniales adoptées par les organismes pour gérer au mieux cette situation.

En effet, après 2 mois ½ de confinement et quelques semaines de reprise, il apparaissait important de s’attarder sur la présentation des actions au plan national et le retour d’expériences opérationnelles d’organismes, dont 4 des Hauts-de-France, tout en laissant la part belle aux échanges afin de favoriser le partage de bonnes pratiques.

L’un des premiers sujets à être abordé a été celui des surcoûts liés au COVID. L’occasion de rappeler les différents postes impactés par la gestion de ce risque sanitaire : liés au guide de préconisation de l’OPPBTP, surcoûts indirects et surcoûts spécifiques pour les maîtres d’ouvrage. Au-delà du process méthodologique, un point de vigilance a été évoqué sur le fait de demander pour les bailleurs des chiffrages détaillés de surcoûts, et non aboutir à des marchés globaux (en prévoyant une revue des « coûts COVID » régulière avec un état des lieux contradictoire régulier).

En termes de retours d’expériences, 4 organismes des Hauts-de-France ont pu partager leur stratégie sur leur gestion patrimoniale mais aussi sur leur gestion des ressources humaines.

Nicolas Bertrand, Directeur du développement, Lille Métropole Habitat :

Après avoir prononcé un ajournement des chantiers dans un souci de sécurisation de ces sites, pour les interventions urgentes, l’organisme a mis à jour l’ensemble des conditions d’interventions des entreprises sous contrat pour permettre aux équipes techniques sur le terrain d’aller chercher le prestataire en mesure d’intervenir sur le sujet.

Concernant la reprise qui a lieu fin avril, l’accent a été mis sur la communication au cours des « revues de relance » avec les différentes parties prenantes afin de sensibiliser et rassurer l’écosystème autour des opérations.

Christian Mouchard, Directeur département patrimoine, Partenord :

La reprise des activités patrimoniales s’est faite grâce à la division des différentes interventions en sept familles distinctes qui ont permis d’aboutir à des protocoles d’interventions COVID validés par les parties prenantes.

A fin juin, l’organisme ambitionne d’avoir relancé plus de 90% des chantiers stoppés. Désormais engagé dans les échanges avec les entreprises sur la bonne identification et prise en charge des surcoûts COVID, évalué à 2,7% du prix total, le bailleur inclus systématiquement des clauses de revoyure en septembre afin de pouvoir réévaluer ces surcoûts. L’objectif étant de vérifier que ces surcoûts continuent de correspondre à des réalités économiques au fil du temps.

Franck Porier, Directeur immobilier, Logis métropole :

En pleine phase de regroupement, l’organisme a dû, pour amorcer la reprise, réaliser un protocole de reprise commun à tous afin de déterminer ce qui devait être fait en amont du retour sur site. Ce guide de reprise d’activités était ainsi transmis aux entreprises intervenantes.

Désormais, 80 à 90% des chantiers ont repris, faisant appel pour les 4/5 à des TPE/PME.

Le bailleur a souhaité mettre en avant, comme certains homologues, un point de vigilance sur le fait que beaucoup d’échanges avaient lieu au sujet des pertes de développement / productivité subis par les entreprises et leurs prises en charges.

Sabine Guina, Cheffe de projet amiante – référente COVID 19, Clésence

Nommée référente COVID pour Clésence, son intervention a permis de mettre l’accent sur les dispositions prises en matière de mise en sécurité des collaborateurs.

Au-delà du télétravail, l’organisme se positionne dans l’anticipation et souhaite équiper progressivement ses collaborateurs d’ordinateurs portable afin de se prémunir d’une nouvelle situation de confinement, mais aussi de développer le travail à distance et la dématérialisation.

Des nouveaux process sont désormais en cours, comme la résolution des problèmes techniques à distance quand cela s’avère possible. La réalisation des État des lieux (entrant / sortant) se teste aussi à distance désormais.

Les agences de proximité évoluent aussi avec maintenant une prise de rendez-vous obligatoire pour échanger.

Ce sont donc un certain nombre d’évolutions que l’organisme souhaite tester et pourquoi pérenniser selon les retours.

Retrouvez la présentation diffusée lors du réseau

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