[Chantiers] Rencontre régionale des acteurs de la Construction Hauts-de-France du 23 avril dernier.

Jean-Pierre CHOEL formule deux propositions au nom de l’URH Hauts-de-France pour la relance de l’activité Hlm.

Le 23 avril dernier s’est tenue, en Préfecture de Région, une rencontre régionale des acteurs de la construction présidée par Monsieur LALANDE, Préfet de Région. C’est Jean-Pierre CHOEL, en sa qualité de Vice-Président de l’URH, qui, par délégation du Président, y a représenté l’URH Hauts-de-France.

De nombreux acteurs de la construction y étaient représentés :  FPI, CAPEB, FFB, LCA-FFB, les deux EPF, CINOV, Géomètres-Experts aux côtés de Frédéric NIHOUS, Vice-Président au Conseil Régional et des représentants de l’Etat (SGAR, DREAL et DIREECTE)

Monsieur LALANDE, Préfet de Région, a en premier lieu rappelé le  rôle important du BTP et des bailleurs sociaux pour la relance de l’économie régionale et appelé de ses vœux qu’au nom d’une  » vieille fraternité républicaine, l’intérêt général nous motive pour répondre ensemble aux difficultés du moment « . Il a en particulier salué l’initiative prise par l’URH Hauts-de-France et ses partenaires signataires de la « charte régionale de bonnes pratiques pour la gestion des chantiers en situation de crise sanitaire  » qui témoigne de la capacité d’initiative des acteurs de la région.

Frédéric NIHOUS a en particulier insisté sur le fait que  « l’urgence sanitaire ne doit pas occulter l’urgence climatique« . Il a souhaité qu’une attention vigilante soit portée sur plusieurs sujets :  les clauses d’insertion inscrites dans les marchés publics, les heures dédiées aux apprentis, les crédits du prochain PO FEDER, le sort de la filière bois. Il a en particulier alerté sur l’ enjeu de coordination à venir entre l’ensemble des acteurs : « ce rôle doit être celui de l’Etat et des grosses collectivités dans l’esprit d’un PPI régional ».

Jean-Pierre CHOEL, Vice-Président de l’URH, a rappelé les vertus de la charte régionale récemment signée qui  » répond à l’enjeu pour les acteurs régionaux de la chaîne de construction de dépasser des crispations nationales pour trouver au local les termes d’un compromis pragmatique permettant d’avancer sur les chantiers « . 

Il faut « se servir de l’Union sacrée pour se projeter désormais sur l’après-confinement » a-t-il affiché.

Deux propositions ont été présentées par Jean-Pierre CHOEL :

  • Donner une lisibilité à 3 ans, en termes de carnet de commande et de chiffres d’affaires, à toute la filière de production (maîtres d’ouvrages, maîtres d’œuvre, entreprises, fournisseurs, emploi-formation, …)
  • Se donner collectivement les moyens de cette lisibilité en mettant en place des mesures d’exception à la hauteur de la situation exceptionnelle (à l’image de celles mises en place pour Notre Dame de Paris) pour assouplir les règles d’accès à la commande publique, les règles d’instruction (urbanisme, financement, …) pour gagner en productivité et tenter d’absorber une partie des surcoûts générés par les mesures sanitaires. Car la crise génère un surcoût pour les acteurs Hlm.

Tous les acteurs régionaux ont pu exprimer leurs points de vue. 

En synthèse conclusive, le Préfet de Région s’est réjoui, en premier lieu de la détermination affichée par l’ensemble des acteurs à organiser la reprise et salue la démarche collective ayant abouti à la charte régionale. Il a toutefois entendu la nécessaire prudence collective qui justifie une reprise nécessairement graduée en raison des responsabilités en jeu pour les employeurs (publics et privés), des contraintes liées à l’approvisionnement en équipements, l’absence des salariés, …

De façon spécifique, il a retenu 3 enjeux :

  • Autorisations administratives : il sensibilisera à nouveau ses services et les élus sur l’enjeu à garantir la continuité de l’activité d’instruction. Une clarification sera apportée sur la question spécifique des autorisations / désamiantage.
  • Clauses d’Insertion / Apprentissage : il fait remonter cette problématique au ministère.
  • La nécessité de mécanismes de régulation. En cette période exceptionnelle, il a entendu la demande des acteurs locaux afin que soit :

Imaginé un « droit de l’état d’urgence des marchés publics » pour garantir une lisibilité à 3 ans

Défendu un droit à la différenciation dans la sortie de crise qui tient compte de la façon dont les territoires ont été impactés (bassin de vie par bassin de vie)

Prise en compte la situation des TPE/ professions indépendantes impactées par la crise (cf notaires, géomètres experts,…) :

Mis en place d’une instance « non formelle » de coordination de la relance en réinventant la programmation de nos investissements

L’ensemble des partenaires présents se sont dits prêts à œuvrer, aux côtés des services de l’État, pour travailler autour de ces trois enjeux.

A suivre…

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